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Auteur : Marion Forest

Conference: Guilhem Olivier, 14 juin 2019

Conference: Guilhem Olivier, 14 juin 2019

La prochaine conférence de la Société des Américanistes aura lieu le vendredi 14 juin 2019, à 18 h, dans la salle de cinéma du musée du quai Branly :

Guilhem Olivier

Professeur et chercheur à l’Instituto de Investigaciones Historicas, UNAM, Mexico

 

Le retour de Quetzalcoatl et la divinisation des Espagnols ont-ils joué un rôle dans la conquête du Mexique ?

Le topos de la « divinisation » des Conquistadors et notamment le fameux thème du « retour de Quetzalcoatl » ont souvent été évoqués pour expliquer l’apparente passivité et, en fin de compte, la défaite des peuples méso-américains face aux envahisseurs européens. Certains historiens affirment cependant qu’il s’agit de créations coloniales, voire, dans le cas du « retour » de Quetzalcoatl, d’un mythe crée par Cortès afin de justifier la conquête et la soi-disant cession de son règne de la part de Motecuhzoma II. Accréditer la divinisation des Espagnols impliquerait une vision dénigrante des Mésoaméricains considérés comme superstitieux voire « inférieurs et stupides » (sic). Or, nous espérons montrer, à la fois que le retour de Quetzalcoatl s’inscrit dans la nature cyclique de l’histoire indigène, et que la divinisation des Espagnols ne peut s’expliquer qu’à partir des conceptions mésoaméricaines de la divinité, fort différentes des conceptions chrétiennes. De plus, en intégrant les nouveaux venus au sein de catégories ontologiques propres, il était possible de les affronter voire de les vaincre, ce qui remet en cause l’attitude soi-disant soumise des Mésoaméricains — dénigrante à nos yeux — face aux Espagnols durant la conquête.
Prière de vous présenter directement à l’entrée du musée (37 quai Branly), sans passer par les caisses.Le plan Vigipirate impose aux agents de sécurité du musée à ne pas autoriser l’introduction de valises (même cabines), sacs de voyage, sacs à dos, sacs de sport… 
Conférence: Rosemary Joyce, 20 mars 2019

Conférence: Rosemary Joyce, 20 mars 2019

La prochaine conférence de la Société des Américanistes aura lieu le mercredi 20 mars 2019, à 17 h (merci de bien prendre note de l’horaire), dans la salle de cinéma du musée du quai Branly :

Rosemary Joyce

Professeur, UC Berkeley

 

Painted Pottery From Honduras: Object Itineraries and Lives

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Rosemary A. Joyce, Painted Pottery of Honduras: Object Lives and Itineraries, The Early Americas: History and Culture, BRILL, Leiden, 2017, 368 pages ISBN 9789004341500

Research on Honduras’Ulua and Las Vegas Polychrome traditions, and related Salua Polychrome of El Salvador and Galo Polychrome of the Nicoya area, demonstrates the utility of practice-based frameworks employing concepts of technological style, and communities and constellations of practice. While culture history, with its equivalences of a people, a material culture, and a language, worked as a preliminary step to clarify histories in areas like Mesoamerica, in Central America an astonishing diversity of things were made within much smaller territories.

Reconstructing the chaine operatoire, lives of individual objects, and itineraries across time and space of painted pots that provide the main database for archaeology in Central America shows that the level of action in pottery production and use was the town and local communities of practice. This leads to a reconsideration of culture-historical concepts of language-based ethnic groups originally employed by Americanist archaeologists to organize knowledge of this region.

 

Conférence: Bruce Mannheim, 24 janvier 2019

Conférence: Bruce Mannheim, 24 janvier 2019

La prochaine conférence de la Société des Américanistes aura lieu le jeudi 24 janvier 2019, à 18h (merci de bien prendre note de l’horaire), dans la salle de cinéma du musée du quai Branly :

Bruce Mannheim

Professeur, Department of Anthropology, University of Michigan

En collaboration avec Adela Carlos Rio

Comment les Quechuas dérobèrent le feu : un mythe andin à la lumière de Le cru et le cuit de Claude Lévi-Strauss

 

Tout comme les mythes Gê analysés par Claude Lévi-Strauss dans Le cru et le cuit (Mythologiques 1), un récit quechua des Andes du sud péruvien identifie la transition vers la vie sociale humaine dans le vol du feu par un être exogène – dans ce cas un hacendado à la place d’un jaguar. Ce mythe rapporte la transition entre une vie d’esclavage et la liberté totale à travers les actions du perroquet exilé qui dérobe le feu mais perd sa voix, son agentivité sociale et même son nom. L’analyse de ce mythe nous emmène à développer quatre thématiques spécifiques : la possibilité d’intégrer la narration andine dans une perspective comparative sud-américaine ; l’utilité de la structure linéaire pour comprendre les transformations sociales qui constituent l’axe du récit ; le rôle de l’hacendado comme prototype du prédateur non-humain ; le contexte politico-social du récit.

Conférence: Les années folles de l’ethnographie: Trocadéro 28-37, 20 décembre 2018

Conférence: Les années folles de l’ethnographie: Trocadéro 28-37, 20 décembre 2018

La prochaine conférence de la Société des Américanistes aura lieu le jeudi 20 décembre 2018, à 18 h (merci de bien prendre note de l’horaire), dans la salle de cinéma du musée du quai Branly :

André Delpuech

Directeur du Musée de l’Homme

Christine Laurière

CR IIAC, Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture

Carine Peltier-Caroff

Responsable de l’iconotheque, musée du quai Branly – Jacques Chirac.

Les années folles de l'ethnographie
Delpuech A., Laurière C. & Peltier-Caroff (Carine) (sous la dir.), Les années folles de l’ethnographie : Trocadéro 28-37, Paris : Muséum national d’Histoire naturelle, 2017, 1007 p. (Archives ; 25).

A l’occasion de la sortie de l’ouvrage « Les Années folles de l’ethnographie », sera relatée une séquence passionnante de l’histoire de la culture et des sciences : les dernières années du Musée d’ethnographie du Trocadéro avant qu’il ne soit détruit pour laisser la place au Musée de l’Homme inauguré en 1938. Dirigé à partir de 1928 par Paul Rivet et Georges-Henri Rivière qui scellent une alliance inédite entre la science et la culture, le musée connaît une profonde modernisation à une époque où la reconnaissance des « arts primitifs » interroge le rôle même d’un musée d’ethnographie. C’est le début des Années folles de l’ethnographie qui révèlent l’engouement pour une discipline, l’ethnologie.

La conférence reviendra donc sur l’histoire du musée d’ethnographie du Trocadéro, sous la direction du tandem Paul Rivet et Georges Henri Rivière, qui entreprennent une profonde réorganisation scientifique, intellectuelle, institutionnelle entre 1928 et 1935, période formatrice, déterminante par ses nombreuses innovations scientifiques et muséales, ses expérimentations. Le musée sort de sa léthargie en affirmant avec éclat l’irruption de l’ethnographie dans la cité, sur la scène culturelle, en même temps qu’il devient le pilier de la professionnalisation de l’ethnologie. Après une première partie sur ces années que Georges Henri Rivière appelait « la grande aventure » du Trocadéro, seront discutées deux thématiques américanistes traitées dans l’ouvrage : « un potlach au Trocadéro », Paul Coze, indianiste ethnographe, et « rendez-vous manqué avec les « vieilles colonies », ethnographie et archéologie de la Guyane et des Antilles françaises (1931-1939).

Prière de vous présenter directement à l’entrée du musée (37 quai Branly), sans passer par les caisses.
Le plan Vigipirate impose aux agents de sécurité du musée à ne pas autoriser l’introduction de valises (même cabines), sacs de voyage, sacs à dos, sacs de sport…

Conférence : Pedro Pitarch Ramón, 28 septembre 2018

Conférence : Pedro Pitarch Ramón, 28 septembre 2018

La prochaine conférence de la Société des Américanistes aura lieu le vendredi 28 septembre 2018, à 18 h (merci de bien prendre note de l’horaire)dans la salle de cinéma du musée du quai Branly-Jacques Chirac

Pedro Pitarch Ramón

de l’Universidad Complutense, Madrid présentera la conférence

 

La ligne du pli. Essai de cosmologie mésoaméricaine.

Nous nous proposons d’examiner la figure du « pli » comme concept crucial pour comprendre la cosmologie de l’aire indigène mésoaméricaine. Le pli est le mode de relation qui unit les deux versants du cosmos : la face solaire des humains et la face virtuelle des esprits. Cette figure du pli renvoie au tissage, lequel représente un modèle fondamental d’invention et de transformation dans les cultures mésoaméricaines, depuis les débuts de l’art textile, il y a 3000 ans, jusqu’au présent ethnographique. L’alternance entre un versant et l’autre du cosmos équivaut à la différence entre l’endroit (clair et discontinu) et l’envers (brouillé et continu) d’une pièce tissée indigène. Nous examinerons les thèmes classiques de l’anthropologie mésoaméricaine à la lumière de l’opération du pli : la naissance des individus, les manipulations sur le tissu, les plis du corps, les paquets ou enveloppes sacrées, la forme du temps, l’image et le miroir, ou encore la nature du marché.

La conférence sera donnée en espagnol.

Prière de vous présenter directement à l’entrée du musée (37 quai Branly), sans passer par les caisses.

Le plan Vigipirate impose aux agents de sécurité du musée à ne pas autoriser l’introduction de valises (même cabines), sacs de voyage, sacs à dos, sacs de sport…

Conférence : Thibault Saintenoy, 23 novembre 2017

Conférence : Thibault Saintenoy, 23 novembre 2017

La prochaine conférence de la Société des Américanistes aura lieu le vendredi 23 novembre, à 18h00, dans la salle de cours n°2 du musée du quai Branly-Jacques Chirac :

 Thibault Saintenoy

Chercheur associé au Laboratoire Archéologie des Amériques, UMR8096-CNRS/Université Paris 1 Panthéon Sorbonne présentera la conférence

 

Comment Tocoroma est-il devenu San Santiago de Belén? Archéologie de la période de transition prehispano-coloniale au sein d’un archipel vertical andin

A l’instar de l’ensemble des Andes, la vallée de Belén (de la région d’Arica y Parinacota, au Chili) a connu, au cours des 15-16ème siècles, un profond réaménagement territorial consécutif à son intégration, coup sur coup, à l’empire inca puis à l’empire colonial espagnol. Depuis 2013, la mission Arica-Belén (portée par ARCHAM et soutenue par le MAEDI) développe des opérations de terrain afin de documenter, sur la base de nouvelles données archéologiques, les dynamiques (de résilience, rupture et métissage) de ce processus de réaménagement socio-territorial.

A l’occasion de cette communication, seront présentés les principaux résultats de la mission concernant les modalités d’intégration de la région à l’empire inca, l’abandon du peuplement d’origine préhispanique et la dynamique de fondation des premiers villages coloniaux. La confrontation de ces nouvelles informations archéologiques aux données ethnohistoriques et géo-environnementales permet de formuler de nouvelles problématiques de recherche sur les dynamiques de territorialité et de coexistence pluriethnique au sein des archipels verticaux andins.

 La conférence sera précédée par l’Assemblée générale annuelle.

Conférence: Michael Smith, 16 juin 2017

Conférence: Michael Smith, 16 juin 2017

La prochaine conférence de la Société des Américanistes aura lieu le vendredi 16 juin, à 18h00, dans la salle de cinéma du musée du quai Branly-Jacques Chirac :

Michael E. Smith

Professeur d’archéologie à la Arizona State University (ASU), Tempe (USA)
Directeur du ASU Teotihuacan Research Laboratory
 
présentera la conférence (en anglais et espagnol)
 

Vivre dans l’ancienne ville de Teotihuacan


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Teotihuacan a été l’une des villes les plus atypiques de la Mésoamérique ancienne. De nouveaux travaux de terrain et leurs récentes analyses permettent de comprendre plus en détail les caractères particuliers de cette cité. Pour ce qui concerne le plan urbain, on expliquera comment les concepteurs de Teotihuacan ont rejeté les principes fondamentaux de l’urbanisme mésoaméricain pour créer un type de ville inédit. Après son effondrement, ces nouveaux principes ont été abandonnés par les constructeurs des villes postérieures, qui en sont revenus aux formes urbaines pré-Teotihuacan. On verra également comment le type de résidence rencontré sur le site — des complexes d’appartements sur un niveau — a permis d’assurer aux habitants une assez haute qualité de vie. Enfin, on discutera les hypothèses actuelles concernant la forme du gouvernement de Teotihuacan, plus collective que dans les autres villes anciennes.

Conférence : Renato Athias, 12 mai 2017

Conférence : Renato Athias, 12 mai 2017

La prochaine conférence de la Société des Américanistes aura lieu le vendredi 12 mai 2017, à 18 h, dans la salle de cinéma du musée du quai Branly :

Renato Athias

(Laboratoire d’Anthropologie Visuelle de l’Université Fédérale de Pernambuco)

 

ETHNO-CINEMA ET ANTHROPOLOGIE 

Réflexions sur les pratiques audiovisuelles autochtones dans le nord-ouest amazonien.

 
Cette présentation proposera des éléments de réflexion sur ce que l’on propose d’appeler le « Cinéma Amérindien », concept émergent qui suscite à l’heure actuelle un nombre de débats croissant. La présentation débutera par la projection du film « Défendre nos connaissances » (2016), dont la mise en œuvre a été réalisée conjointement par Renato Athias et des étudiants autochtones du programme de « Licence Interculturelle en Education » de l’Université Fédérale d’Amazonas, dans la région du Haut Rio Içana (Amazonas, Brésil). Ce film a été écrit, élaboré et joué para les Baniwa et les Kuripako. Il a pour objectif de montrer l’organisation des services de santé pratiqués dans la région du bassin du Rio Içana dans le Nord-ouest Amazonien à partir de l’exemple réel d’un amérindien mordu par un serpent. Ce film s’insère dans une recherche plus ample sur le cinéma amérindien et les méthodes audiovisuelles en anthropologie qui alimentera le débat à l’issue de la projection.
Conférence : Magda Helena Dziubinska, 28 avril 2017

Conférence : Magda Helena Dziubinska, 28 avril 2017

La prochaine conférence de la Société des Américanistes aura lieu le vendredi 28 avril 2017, à 18 h, dans la salle de cours n°2 du musée du quai Branly-Jacques Chirac


Magda Helena Dziubinska
du Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative

Devenir Reine dans une société sans roi. Une approche anthropologique des concours de beauté amérindiens
(c) Magda Helena Dziubinska
Les concours de beauté sont devenus l’élément central de festivités dont les Amérindiens sont les principaux acteurs : le Jour de l’Indien au Brésil, les fêtes patronales au Guatemala, les fêtes d’anniversaire des communautés natives au Pérou, les cérémonies pow-wow en Amérique du Nord, pour ne nommer que quelques unes d’entre elles. Inspirés des grands spectacles nationaux et adaptés aux contextes locaux, ces concours de beauté alternatifs constituent souvent un espace d’affirmation de la différence culturelle où les identités, les appartenances et les rapports entre les groupes autochtones et les sociétés dominantes sont construits et négociés. Cet objet d’étude encore peu exploré sera au cœur du dossier thématique du prochain numéro du Journal de la Société des Américanistes dont les principales problématiques seront abordées dans la première partie de la conférence. L’analyse de cas ethnographiques explorera les liens entre les concours de beauté amérindiens et le pouvoir politique, en révélant notamment la diversité des conceptions du beau et les enjeux liés aux processus de patrimonialisation des cultures indiennes. Dans un deuxième temps, à partir d’enquêtes ethnographiques menées chez les Kakataibo (groupe linguistique pano) d’Amazonie péruvienne, j’étudierai un concours de beauté atypique : son objectif n’est pas de marquer la différence culturelle mais de mettre en scène la figure de la femme blanche, idéalisée et transformée en objet de désir. La description de la maîtrise des techniques du corps et des dispositions affectives, nécessaire pour devenir Reine kakataibo, mettra en lumière la dimension performative de ce jeu singulier d’imitation et de séduction.
Conférence : Arthur Demarest, 27 mai 2016

Conférence : Arthur Demarest, 27 mai 2016

La prochaine conférence de la Société des Américanistes aura lieu vendredi 27 mai, à 18 h, dans la salle de cinéma du musée du quai Branly.

Arthur A. Demarest
Professeur à l’Université de Vanderbilt (Tennessee)
L’effondrement de la civilisation maya : Vers la résolution d’un mystère de l’archéologie
Durant presque deux siècles, les archéologues et le public ont été fascinés et profondément intrigués par l’énigme de l’effondrement soudain des grandes cités de la civilisation maya (250.- 800/900). Les recherches archéologiques et le déchiffrement des glyphes n’ont fait qu’intensifier les controverses et enflammer les débats sur la nature de cet effondrement et les processus qui y ont conduit. Depuis une trentaine d’années, se sont accumulées de nouvelles données qui, précisément datées, éclairent la désintégration des cités mayas dans de nombreuses régions. En combinant les informations les plus récentes dans les domaines de la chronologie, de l’économie et du commerce, de l’idéologie politique, de l’écologie et du climat, le Professeur Demarest proposera des explications à plusieurs aspects de l’effondrement maya et une « solution » globale aux questions qu’il soulève.